Introduction : L’Office de Protection du Genre de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) : est un service de police nationale Guinéenne chargé de la protection des couches vulnérables et des bonnes mœurs de notre pays. Il a été créé le 1er /12/2009, son statut juridique est celui d’un établissement public à caractère administratif, technique et social. A ce titre, il jouit de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Il relève de l’autorité du Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile. II- CONTEXTE : La République de Guinée à l’instar des autres pays Africains, a ratifié l’ensemble des instruments juridiques protégeant les femmes, les jeunes et enfants. Cette ratification s’inscrit dans le cadre de la réaffirmation de la volonté politique des autorités guinéennes de protéger et de réhabiliter ces couches vulnérables souvent marginalisées dans le processus de protection, de prise de décision et de résolution des problèmes. C’est dans le cadre de l’application des dispositions de ces conventions, résolutions, protocoles, Traités, Accords et Instruments Juridiques Nationaux que le Gouvernement Guinéen, conscient du rôle qui est le sien dans cette chaine de protection Internationale a créé l'OPROGEM. En outre, la population Guinéenne est constituée de plus de 54% de femmes, jeunes et enfants qui expriment un besoin permanent de sécurité. Ce qui a amené le gouvernement a placé les couches vulnérables au cœur de la réforme du secteur de la sécurité d’où la mise en place de cette unité spécialisée pour la gestion des infractions spécifiques. Des lors, l’OPROGEM devient une opportunité et un acteur de mise en œuvre de cette mission gouvernementale III- Missions : L’Office de Protection du Genre de l’Enfance et des Mœurs (OPROGEM) a pour missions de contribuer à la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de protection du genre, de l’enfance des mœurs, de la traite des êtres humains et toutes pratiques Assimilables A cet effet, il collabore étroitement avec les structures nationales compétentes, les Institutions Républicaines, les organisations de la société civile et les partenaires au développement. Il est particulièrement chargé : • D’orienter des activités des services et des unités de police dans le domaine de la protection des couches vulnérables ; • De rechercher les infractions qui touchent les droits des femmes, des mineurs et de nos bonnes mœurs ; • D’élaborer, d’exécuter et d’assurer le suivi des programmes de formation et de sensibilisation éducative, en relation avec les partenaires, au sein des unités de la police nationale et des communautés a la base ; • De concevoir de nouveaux mécanismes de coopération à l’échelle nationale, sous-régionale ; régionale et internationale dans le domaine de protection des droits des couches vulnérables • De lutter contre la cybercriminalité infantile ; • De veiller au respect des instruments juridiques ratifies à l’échelle Africaine et Internationale par le Gouvernement Guinéen dans le domaine du respect des droits des couches vulnérables ; • De rechercher, d’identifier et d’interpeller toute personne qui se rend coupable de la commission de ces infractions touchant les droits des couches vulnérables puis les traduire devant les parquets sur l’ensemble du territoire national ; • Procéder au contrôle strict et Permanent de la mobilité des Enfants sur l’ensemble du territoire national Guinéen • De représenter le Département de la sécurité dans les séminaires, colloques et autres rencontres Africaines et internationales relatives aux questions des couches vulnérables citées haut • Procéder au contrôle des établissements hôteliers (hôtels, motels, refuges, auberges, plages, boites de nuit et assimilés en relation avec l’Officie Nationale de tourisme et de l’hôtellerie pour se rassurer qu’ils sont en règle vis-à-vis des règlementations hôtelières et touristique en vigueur. • Délivrer les fiches de police a tous les tenanciers des réceptifs cités haut, qui doit être afficher à côté du permis technique d’exploitation délivré par le ministère du tourisme et de l’hôtellerie. • D’élaborer un programme permanent de lutte contre la délinquance juvénile sur l’ensemble du territoire national ; • D’assurer la protection et le suivi du patrimoine culturel ; • De rechercher des personnes vulnérables disparues ; • Prendre part à la mise en œuvre de la stratégie sectorielle genre du Ministère de la sécurité et la protection civile et des autres départements évoluant sur la chaine de protection des couches vulnérables ; • Faire des enquêtes de moralité sur la demande de l’autorité ou des partenaires au tour de certaines structures recevant les mineurs et les femmes particulièrement. V- PERSPECTIVES : • Formation spécialisée des cadres et agents du service ; • Construction et équipement du centre national de transit pour femmes, enfants victimes et témoins ; • Poursuites en synergie avec les autres services, lutte contre toutes les formes de violation des droits des femmes et des enfants victimes (traites, mutilation génitales féminines, maltraitances, violences sexuelles etc…). • Sensibilisation du personnel de la police nationale pour le respect des droits des femmes et enfants. • Construction et équipement de huit (8) brigades de l’OPROGEM dans huit (8) grands sites miniers du pays (Kounsitel, sangaredi, dondolifanyé, debelen, kawessi, lero, kintinian-bouré, moribadou). • Création de la division traite – trafic des migrants. • Construction d’un siège digne de l’OPROGEM. VI- ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT (Article 3) La gestion administrative et technique de l’OPROGEM sont assurées par : 1. Le Conseil d’Administration (CA) : il est l’Organe de contrôle de l’Office et comprend 11 membres statutaires venant de différents départements pour veiller sur la gestion saine du service. 2. La Direction Générale : est l’organe chargé de la gestion technique des des activités de l’OPROGEM. Elle est dirigée par une Directrice Générale actuellement et un Directeur Général Adjoint. Les services rattachés : Le Peloton Le Secrétariat central. Des services d’appui : dont : • Le centre national de transit pour enfants, femmes victimes et témoins • Pool financier Des Division Techniques dont : La Divisions Protection Genre et Enfance : qui comprend 3 sections qui sont : • La section de lutte contre les violences, • La section de lutte contre la traite des personnes et travail des enfants, • La section femmes et enfants en conflits avec la loi. La Division Prévention : composé de 3 sections dont : • La section de formation et sensibilisation, • La section suivi et évaluation statistique, • La section communication et réglementation. La Division Protection des Mœurs : comprend 3 sections dont : • La section lutte contre la délinquance juvénile, • La section contrôle des établissements hôteliers assimilés, • La section police des mœurs. Les Structures déconcentrées : sont : • Les Commissariats Spéciaux au niveau des préfectures et certaines grandes agglomérations • Les Brigades Spéciales au niveau des frontières : Terrestres, Maritimes, fluviales, Aériennes et le Sites miniers ; • Les antennes dans les débarcadères VII- ACTIVITES ET BILAN : L’OPROGEM a mené plusieurs activités dont nous vous présentons en images ci-dessous :